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ERIC KLINENBERG
Traduis de l’anglais par Marc Saint-Upéry (Éditions 205, 2022)
Les Éditions deux-cent-cinq et l’École urbaine de Lyon présentent un ouvrage majeur d’Eric Klinenberg traduit de l’anglais par Marc Saint-Upéry.
Eric Klinenberg entreprend l’« autopsie sociale » d’une métropole, examinant les organes sociaux, politiques et institutionnels de la ville. Il y étudie les raisons de la surmortalité marquée dans certains quartiers, examine comment la municipalité a réagi à la crise et comment les journalistes, les scientifiques et les fonctionnaires ont rapporté et expliqué ces événements. Combinant des années de travail sur le terrain, des entretiens approfondis et des recherches d’archives, l’auteur découvre qu’un certain nombre de formes surprenantes et inquiétantes de rupture sociale ont contribué aux taux élevés de mortalité.
Canicule. Chicago, été 1995: autopsie sociale d’une catastrophe, est un ouvrage indispensable qui propose des pistes de réflexion et d’action pour inventer collectivement de nouvelles manières de co-habiter.
Cet ouvrage fait parti de la collection « À partir de l’Anthropocène », dirigée par Michel Lussault et Valérie Disdier. Édité par Valérie Disdier et Lou Hermann (de l’École Urbaine de Lyon) et les Éditions 205.
Eric Klinenberg est sociologue, professeur de sciences sociales et directeur de l’Institute for Public Knowledge à l’université de New York (NYU). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Palaces for the People: How Social Infrastructure Can Help Fight Inequality, Polarization, and the Decline of Civic Life (Crown, 2018); et Going Solo: The Extraordinary Rise and Surprising Appeal of Living Alone (The Penguin Press, 2013).
Son travail universitaire a été publié dans des journaux comme the American Socio–logical Review, Theory and Society et Ethnography, il a aussi contribué à The New Yorker, The New York Times Magazine, Rolling Stone et This American Life.
« Il aura fallu attendre vingt ans pour que le livre du sociologue américain Eric Klinenberg soit publié en France. Vingt ans pour comprendre que les leçons qu’il a tirées de la vague de chaleur qui a tué plus de 700 personnes à Chicago, entre le 14 et le 20 juillet 1995, auraient pu nous être utiles lorsque la France a été frappée à son tour par une canicule mortelle en 2003. » », Sara Halifa-Legrand, Le Nouvel Obs
« Alors que le changement climatique continue de faire sentir ses effets, nous allons tous devoir modifier notre comportement pour survivre. C’est la conclusion d’Eric Klinenberg, professeur de sciences sociales à l’Université de New York, qui a écrit un livre portant sur la vague de chaleur extrême de 1995 à Chicago. Les températures y ont dépassé les 41 °C, causant la mort de centaines de personnes. Klinenberg affirme que ce ne sont pas seulement les infrastructures qui devront évoluer, mais également toute notre manière d’interagir avec nos familles et notre entourage. », Stuart Norval, France 24
« Des canicules au Covid, les métropoles semblent mal préparées pour gérer les crises. Urbanisme ou architecture ne sont pas seuls en cause : d’après le sociologue Eric Klinenberg qui s’est basé sur l’étude de la canicule de 1995 à Chicago, ce sont d’abord les ruptures sociales qui nous fragilisent. », Nora Hamadi, « Sous les radars », France Culture
« C’est une canicule qui frappa la ville de Chicago lors de l’été 1995, entraînant une surmortalité conséquente. Mais pourquoi le taux de mortalité différait-il tant en fonction des quartiers ? Et si la catastrophe était finalement plus sociale que climatique ? », Guillaume Erner, « Superfail », France Culture
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