Patrick Boucheron, Eduardo Viveiros de Castro, Julie Clarini
Une coédition Presses Universitaires de Lyon, Cité Anthropocène, October Octopus
— À paraître le 2 avril 2026 —
Aujourd’hui, la catastrophe écologique se double d’une catastrophe politique. Face aux défis de la crise climatique, à la capture du langage par le « nouvel esprit du capitalisme » , à l’avènement des gouvernements autoritaires incarnés par l’Amérique trumpienne, comment imaginer un avenir commun et se donner des raisons d’agir au-delà des récits de fin du monde ? Notre intérêt, nous disent Patrick Boucheron et Eduardo Viveiros de Castro, en tant qu’espèce est de ne plus nous placer au centre.
Dès lors, comment gagner le pari de l’universel, malgré tout, une fois comprise la diversité des mondes ? Face aux enjeux environnementaux contemporains et a la montée des récits apocalyptiques, Patrick Boucheron et Eduardo Viveiros de Castro interrogent notamment la manière dont les représentations amérindiennes nous incitent à repenser la notion d’altérité, ainsi que la relation entre humains et non-humains dans une perspective globale.
Car enfin, ce que nous enseignent les peuples indigènes, c’est qu’un monde qui finit ne signifie pas nécessairement que nous allons disparaître avec, mais qu’au contraire, on doit lutter pour survivre et résister aux forces qui nous contrôlent et nous oppriment. Le défi, en somme, serait de faire l’expérience de penser avec l’autre et de se réinventer dans un monde commun. Débat modéré par Julie Clarini, journaliste à la rubrique Débats & Idées du Monde.
Patrick Boucheron est un historien français, spécialiste du Moyen Âge et de la Renaissance, particulièrement en Italie. Il est, depuis 2015, professeur au Collège de France de la chaire « Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIᵉ – XVIᵉ siècles ». Il a dirigé l’Histoire mondiale de la France (Seuil, 2017). Il est l’auteur, entre autres, de Léonard et Machiavel (Verdier, 2008), Faire profession d’historien (Publications de la Sorbonne, 2016 ; « Points Histoire », 2018) et de Peste noire (Seuil, janvier 2026).
Aduardo Viveiros de Castro est professeur d’anthropologie sociale à l’Université Fédérale de Rio de Janeiro. Chaire Simón Bolívar d’Études latino-américaines à l’Université de Cambridge (1997-98) ; Directeur de recherches au CNRS. (1999-2001). Professeur invité dans les universités de Chicago (1991, 2004), Manchester (1994), São Paulo (2003). Docteur Honoris Causa de l’Université Paris Nanterre (2014) et de l’Université Nationale de Córdoba, Argentine (2019). Il est notamment l’auteur de : From the Enemy’s Point of View: Humanity and Divinity in an Amazonian Society (1992) ; A Inconstância da Alma Selvagem (2002) ; Métaphysiques cannibales (2009) ; The Relative Native (2015); The Ends of the World (avec Déborah Danowski, 2017) ; A Floresta de Cristal (2024).
Ce livre est issu de la rencontre exceptionnelle entre Patrick Boucheron et Eduardo Viveiros de Castro, animée par Julie Clarini, programmée dans le cadre de la septième édition du festival À l’École de l’Anthropocène, co-produit et co-programmé par Cité Anthropocène et October Octopus.
La rencontre « Amazonie : nos futurs communs » a eu lieu le samedi 29 mars 2025, en partenariat avec le Centre de Culture Contemporaine de Barcelone (CCCB), en écho à l’exposition « Amazonies : le futur ancestral« (au CCCB de novembre 2024 à mai 2025).
L’ouvrage est présenté par Valérie Disdier (Cité Anthropocène) et Cédric Duroux (October Octopus).
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